Japon Domotique

Actualités de la domotique/robotique domestique au Japon

10 avril 2007

Le stockage d'information sur des êtres-vivants

Comme il n'est jamais trop tard, je vais vous faire part d'une information datant de fin février.

Replaçons le contexte : dans de nombreuses fictions futuristes (du très connu Star Trek au moins connu Perfect Dark, jeu-vidéo futuriste sorti sur Nintendo 64), les auteurs ont pu se mettre à imaginer des entités habitables vivantes (des maisons mais surtout les vaisseaux).

Quand la réalité rejoint la fiction... Une équipe de six chercheurs de l'université de Keio (des chimistes de son Institut des Sciences du Vivants) affirme pouvoir conserver des données numériques en nombre important sur les gène d'un organisme vivant, par exemple une bactérie (la "Bacillus subitilis "). Et ce, pour une longue durée de plusieurs centaines voire de milliers d'années.

Pour ses tests, l'équipe lui a "gravé" dessus un court message sous forme cryptée en utilisant un procédé permettant de transcrire des données alphanumériques en éléments chimiques, sur plusieurs endroits des gènes afin de minimiser les effet du temps et des mutations génétiques qui en découlent.

Ces composés chimiques sont donc inscrits sur une séquence de gènes de la bactérie. Pour retrouver les données inscrite, les chercheurs universitaire ont précisé qu'il suffisait de comparer le génome normal de la bactérie et celui qui a été modifié, les différences révélant le message crypté.

On peut dès lors imaginer toutes les applications qui pourraient par là-même s'adopter en domotique, l'expression de "maison vivante" prenant alors tout son sens. Cette piste pourrait donc être aussi exploitée. De plus, cela réduirait le problème de la pérennité des données.

Et de là à ce qu'on stocke les informations sur nous même...

Le lien n'existant plus, voici directement la dépêche originale  :

Source AFP (vendredi 23 février 2007, 11h16

Des chercheurs japonais mutent une bactérie en carte-mémoire

Une équipe de chimistes japonais de l'Institut des sciences du vivant de l'Université de Keio (IAB) affirme avoir développé un procédé qui permet de conserver d'importants volumes de données numériques durant des siècles sur les gènes d'un organisme vivant, telle qu'une bactérie.

Cette forme de mémorisation d'informations numériques pourrait permettre à un laboratoire de stocker des données de propriété intellectuelle sur des organismes vivants génétiquement modifiés, selon les chercheurs.

"Les bactéries, et autres mini-organismes qui se reproduisent sur la base d'un code génétique défini, constituent des éléments potentiels de stockage de données qui suscitent un grand intérêt dans la communauté scientifique", a expliqué l'équipe japonaise dans les conclusions de ses travaux récemment publiés aux Etats-Unis.

"Par rapport aux disques durs et aux cartes-mémoires, ils sont extrêmement petits mais peuvent stocker sur leurs gènes des données en grande quantité sur une très longue période", selon les chimistes japonais.
Les recherches de l'équipe de Keio, qui ne sont pas les premières du genre, apportent un début de solution au problème de la pérennité des données.

"Nous avons développé une technologie qui permet de stocker des informations en plusieurs endroits sur les gènes d'une bactérie, ce qui permet notamment de diminuer les risques de destruction des informations à la suite des mutations génétiques survenant au fil du temps", ont-ils précisé.

Pour ses tests, l'équipe a "gravé" sous forme cryptée sur une bactérie non pathogène ("Bacillus subtilis") un bref message écrit en utilisant un procédé qui permet grosso modo de transcrire des données alphanumériques en éléments chimiques. Ces composés chimiques sont inscrits ensuite sur une séquence de gènes de la bactérie.

Pour retrouver les données, il suffit selon les chercheurs de comparer le génome normal de la bactérie et celui modifié, les différences révélant le message crypté.

Sur la base de simulations informatiques, l'équipe japonaise assure que la "Bacillus subtilis" est une espèce satisfaisante pour la conservation à long terme de données volumineuses.

Posté par comexjapon à 18:16 - Les industries annexes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


02 avril 2007

Le HRP-2W

Avec tous les progrès de la robotique, on est en droit de se demander à quel point la machine remplacera l'homme dans les manipulations courantes.

On peut soutenir que le robot n'est pas si adroit que l'humain (et encore, j'en ai vu des humains maladroits, houlàlà !) et que donc celui-ci ne le remplacera jamais dans des taches précises. Cela peut s'illustrer tant dans la maçonnerie que dans le travail de maison. Par exemple, si Asimo veut servir en domotique, il va falloir qu'il apprenne à monter les escaliers !

Certains chercheurs veulent donc remédier à cette situation. Ils n'y sont pas encore mais souhaitent que dans un avenir proche, le robot puisse apprendre de ses erreurs afin de nes plus les reproduire.  Par exemple, celui-ci après avoir cassé une tasse de thé , saura comment faire pour ne plus effectuer cette action malheureuse - d'ailleurs, je vous renvoie à mon affirmation que je ne voudrais pas participer à une cérémonie du thé servie par un robot (!) -.

LEA2C'est pourtant ce qu'a fait le professeur Tomomasa Sato (ce n'était pas une cérémonie du thé mais tout de même...).  Le mercredi 27 février, une unité de recherche de l'université de Tokyo a présenté à la presse l'avancement de son travail sur la robotique. Il s'agissait du HRP-2W. Lors de la démonstration, ce robot a donc servi du thé à son inventeur.

Alors qu'il a déclaré que cette démonstration était totalement improvisée pour le robot, il a aussi ajouté que "leur prochain défi serait d'apprendre de leurs erreurs". Le robot sait donc interagir avec le monde extérieur, analyser une situation et agir en conséquence. Maintenant, il faut leur apprendre à gérer l'imprévu, prochaine étape espérée des chercheurs.

Posté par comexjapon à 14:30 - La robotique domestique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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